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enfant maternelle

Née le 31/08/1870 en Italie et morte le 6/05/1952 aux pays bas. Maria Montessori était un médecin et une pédagogue licenciée en philosophie, psychologie et biologie, elle est mondialement connue pour la méthode pédagogique qui porte son nom. Elle a apporté au mouvement féministe de son époque une contribution active en faveur de la conquête des droits politiques et sociaux des femmes.
Maria Montessori a travaillé deux ans dans une clinique psychiatrique à Rome où elle a étudié le comportement des jeunes retardés mentaux. C’est là qu’elle se rend compte qu’ils ont besoin de leur mains, de manipuler, pour développer leur intelligence. Elle découvre ensuite les travaux de Jean Itard, inventeur de l’otorhinolaryngologie et d’Edouard Séguin pédagogue français auprès d’enfants « idiots ». Elle décide quelques années plus tard de se consacrer à la pédagogie auprès d’enfants ordinaires.
La création de la première maison des enfants à lieu le 6/01/1907 « casa dei Bambini » ou sont accueillis des enfants en âge préscolaire 3-6ans et où l’école doit contribuer au développement du potentiel humain, à empêcher les enfants d’errer et à instaurer une harmonie familiale.

C’est dans cette école que Maria Montessori va élaborer sa pédagogie : sa première découverte fut la recherche de la concentration et de l’attention de l’enfant qui lui permet ensuite de développer son sens social, sa seconde découverte fut celle des périodes sensibles qui constituent des moments clés dans le processus d’humanisation de l’enfant.
Elle organise ensuite de plus en plus de conférences et de stages de formation pédagogique et en 1929 elle fonde l’Association Montessori Internationale afin de protéger, répandre et promouvoir les principes pédagogiques et pratiques qu’elle a formulé.
En 1939 avec l’aide de son fils Mario elle continuera de développer sa méthode pour les 6-12ans.

Céline Alvarez, linguiste de formation, passionnée par les sciences cognitives a passé le concours de professeur des écoles en 2009. Céline Alvarez est une révoltée des méthodes pédagogiques de l’éducation nationale. Elle veut faire évoluer les choses et n’hésite pas à aller à la rencontre des décideurs de l’éducation nationale pour faire valoir ses convictions. Elle obtient un rendez-vous avec un conseiller de Luc Chatel, ministre de l’éducation. Celui-ci est séduit par la présentation de Céline Alvarez et lui donne une carte blanche pédagogique.

Elle intègre donc une école maternelle classée en ZEP à Gennevilliers en septembre 2011 sans que quiconque ne soit informé de sa démarche.

Elle applique pendant trois ans la pédagogie qui lui est chère, basée sur les recherches des neurosciences et les travaux de Maria Montessori.
Durant ses trois années d’expérience, Céline Alvarez ne reçoit aucun contact du ministère. Son expérimentation s’arrêtera brutalement en 2014, sans explications.
L’expérience de Gennevilliers, suivie de près par les chercheurs du CNRS de Grenoble démontre pourtant que les enfant évoluent plus rapidement que la « norme ».

bandeau neurosciences

Neurosciences

 

Les neurosciences sont les études scientifiques du système nerveux : aussi bien du point de vue de sa structure que de son fonctionnement. Les connaissances sur le cerveau et les recherches connaissent une avancée spectaculaire, notamment sur la manière dont le cerveau organise ses apprentissages.
Il apparait comme une évidence que les pratiques pédagogiques ne restent pas figées et tiennent compte de ces découvertes. D’ailleurs Maria Montessori à la fin de sa vie regrettait que sa pédagogie reste figée « je pointe du doigt une direction mais tout le monde regarde mon doigt »
D’après Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, neuroscientifique et professeur, 4 facteurs détermineraient la vitesse et la facilité d’apprentissage :

1L’attention

 

L’attention est la capacité que nous avons à nous ouvrir à la réalité : grâce a elle nous prenons en compte via nos 5 sens différentes informations liés à notre environnement, nos ressentis émotionnels ou psychologiques.
L’attention est sélective : les stimulis qui ne seraient pas en lien avec notre projet sont supprimés
L’éducateur doit donc réussir à capter et canaliser l’attention de l’enfant. Pour cela il est important que les matériaux proposés ne distraient pas l’enfant de sa tache principale.

 

2L’engagement actif

 

Stanislas Dehaene écrit « un organisme passif n’apprend pas ». L’apprentissage passe par le faire, cela permet à l’enfant de savoir et se rendre compte quand il ne sait pas. C’est l’intérêt, la motivation que l’enfant va porter à une tache, un projet qui va lui permettre d’être actif.

3Le retour d’information

 

Un retour d’information immédiat est caractéristique de l’apprentissage. L’enfant a besoin de tester une notion, une action avant de pouvoir la réaliser. La motivation positive, les encouragements tels que le regard des autres et la conscience de progresser (qui ne sont pas des récompenses) stimulent les apprentissages.

 

4La consolidation

 

L’automatisation est le fait de passer d’un comportement conscient avec effort à un comportement automatisé inconscient. Pour arriver à cette automatisation la répétions des gestes et de l’action est nécessaire.

LA PLASTICITÉ CÉRÉBRALE

fleche blanche

Les sciences du développement humain donnent « les grandes lois universelles » qui gouvernent l’apprentissage et l’épanouissement harmonieux de l’Homme. Pour cela l’enfant doit apprendre de manière autonome dans un milieu enrichissant et sécure auprès d’un groupe d’enfants d’âges différents. Un étayage social riche permet d’exploiter toutes les prédispositions innées. Céline Alvarez parle de plasticité cérébrale :
Durant la première période de vie le cerveau de l’enfant se nourrit du monde qui l’entoure et des expériences qu’il rencontre qu’elles soient positives ou négatives. Jusqu’à 6 ans on dit que le mécanisme cérébral de l’enfant est absorbant. Le cerveau ne conserve toutefois que les connexions synaptiques les plus utilisés : nous nous « spécialisons » dans certain domaine. Pour favoriser cet élagage synaptique il est important que l’adulte ait une attitude exemplaire, qu’il montre de manière explicite les bonnes postures, exprime clairement le but, dans une atmosphère calme qui favorise l’attention de l’enfant et donc qui lui permette d’organiser au mieux ces fonctions exécutives. Ce dernier pourra ensuite s’exercer autant qu’il le souhaite. En groupe inter âge, les enfants plus grands pourront transmettre aux plus petits.

En psychologie, le mécanisme qui permet à l’Homme d’agir de façon organisée pour atteindre un objectif se nomme « fonctions exécutives ». Elles se développent rapidement entre 3 et 5ans, véritable période sensible qu’il ne faut « pas rater ». Pour cela il est important que l’adulte permette à l’enfant de faire ce qu’il peut faire par lui-même, sans faire à sa place mais en l’accompagnant. La capacité d’un enfant à « vouloir faire seul » est une réelle démonstration de son intelligence qu’il faut laisser mettre en oeuvre.
Afin que l’enfant puisse réaliser l’activité qu’il souhaite avec succès il faut que ses fonctions exécutives soient bien développées.
Les fonctions exécutives s’organisent en trois compétences principales :

1. La mémoire de travail

 

Permet de garder en mémoire les informations et de les organiser. Un enfant ou adulte avec une mémoire de travail faible aurait des difficultés à retenir une consigne à, comprendre et se rappeler le sens d’un texte

 

2. Le contrôle inhibiteur

 

Permet de rester attentif, contrôler ses impulsions, émotions ou gestes inappropriés c’est pourquoi il est impératif que l’éducateur présente les activités individuellement à l’enfant, puisqu’un jeune enfant a un contrôle inhibiteur faible, il est vite distrait. Un enfant, ou adulte qui aurait un contrôle inhibiteur faible aurait du mal à se concentrer, à attendre son tour, se lasser facilement en cas d’échec, difficulté à ne pas se laisser envahir par ses émotions

 

3. La flexibilité cognitive

 

Pour être créatif et ajuster nos stratégies en cas d’erreur. Un enfant ou un adulte qui aurait une flexibilité cognitive faible aurait des difficultés à identifier ses erreurs et donc se découragerait.